Culture

(Une partie de ce chapitre reprend le texte de l’article paru dans le numéro 4/2013 de la revue Terra seca, article intitulé « Culture des Sclerocactus en milieu hostile ou éloge de la pulvérulence »).

Nous parlons ici de la culture de cactées sur leurs propres racines et non de leur culture sur porte-greffe. La culture de toutes les espèces du genre Sclerocactus (stricto sensu) s’avère, sous nos climats européens, très difficile à conduire.webGlaucus-culture-Fl29 Toutes ces cactées sur leurs propres racines sont excessivement sensibles :

  • au degré hygrométrique élevé de l’air qui caractérise nos contrées, et notamment en hiver. Cette humidité de l’air y est toujours trop forte pour ces espèces qui vivent dans des milieux naturels balayés par des vents la plupart du temps incessants et qui assèchent en toute saison l’atmosphère ;
  • à des arrosages maladroits apportés à une période de végétation où ces cactées doivent au contraire demeurer au sec, ou à des arrosages trop rapprochés ou encore excessifs, ne permettant pas un séchage rapide du substrat dans lesquelles elles sont cultivées ;
  • à l’utilisation d’un substrat totalement inapproprié pour le bon développement de leur système racinaire. Toutes les espèces de ce genre nécessitent une terre de culture essentiellement minérale, souple, aérée, parfaitement drainée. Sortir de cette condition de base essentielle, c’est se mettre en situation de handicap insurmontable et s’engager dans une culture que le bon sens n’est pas loin d’interdire !

webPourriture-Mesae-Verdae

Un dernier point et il n’est pas négligeable à mes yeux : même avec de l’expérience dans leur culture, malgré toutes les précautions prises et l’assurance d’avoir fait correctement tout ce qu’il convenait de faire, il faudra parfois savoir accepter de perdre des plantes auxquelles on s’est attaché, avec le sentiment que tout reste encore et toujours à faire…

Le semis

Le substrat

L’arrosage

Démarrage de végétation / floraison

Notes de culture 2016

Faire raciner une tige

Notes de culture 2019

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Traits caractéristiques, espèce par espèce

L’objet de ce chapitre n’est pas de décrire minutieusement la morphologique de chaque espèce de Sclerocactus stricto sensu. Un certain nombre de sites plus orientés vers la science botanique apporte ce type d’information. Son objet est seulement de permettre d’identifier chacune d’entre elles en présentant l’essentiel de leurs caractéristiques morphologiques. Cette tâche descriptive est cependant plus difficile à mener pour quelques-unes de ces espèces. Pourquoi ?

En raison d’abord des vastes territoires sur lesquels se répartissent ces cactées. Se trouvant soumises à des écosystèmes différents mais néanmoins proches les uns des autres, certaines d’entre elles se rencontrent dans des environnements exclusifs pouvant s’apparenter à de véritables niches écologiques. On sait qu’en fonction de leurs environnements locaux, les espèces s’étalent et s’éparpillent. Si certains groupes de plantes disposant de caractères morphologiques suffisamment différenciées et affirmés se retrouvent isolés, c’est alors qu’une spéciation s’effectue sur place. Frontières climatiques, frontières du relief, natures des sols contribuent donc par leur diversité, et avec d’autres facteurs, à la constitution de groupes de plantes susceptibles de montrer une variabilité importante, même au sein d’une espèce. Sclerocactus parviflorus en est un exemple.

Ensuite parce que toutes ces espèces apparaissent être inter-fertiles et sont à même de s’hybrider facilement pour peu que leurs aires de répartition soient proches ou se jouxtent et que leurs périodes de floraison coïncident. Cette hybridation est connue. Elle est surtout le fait de S. parviflorus dont l’aire de répartition est très vaste. Dans le genre, S. wetlandicus apparait comme étant un vieil hybride entre S. parviflorus et S. brevispinus. De même, S. whipplei ssp. heilii est un hybride entre S. parviflorus et S. whipplei ssp. whipplei. S. havasupaiensis (assimilée à S. parviflorus selon Hunt, Lexicon 2006) est un hybride entre S. parviflorus et S. polyancistrus. Quant à S. sileri, elle apparaît comme étant un hybride entre S. parviflorus et S. spinosior ssp. spinosior.

Ces précisions étant apportées, les nombreuses photographies qui suivent et leurs commentaires associés doivent permettre d’entrer en connaissance avec ces espèces et de les distinguer plus facilement.

Sclerocactus brevispinus

Sclerocactus glaucus

Sclerocactus mesae-verdae

Sclerocactus nyensis

Sclerocactus parviflorus

Variabilité de Sclerocactus parviflorus

Sclerocactus parviflorus ssp. havasupaiensis

Sclerocactus parviflorus “terrae-canyonae”

Sclerocactus polyancistrus

Sclerocactus pubispinus

Sclerocactus sileri

Sclerocactus spinosior

Sclerocactus blainei (spinosior ssp. blainei)

Sclerocactus wetlandicus

Sclerocactus whipplei

Sclerocactus cloverae (whipplei ssp. heilii)

Sclerocactus cloverae ssp. brackii

Sclerocactus wrightiae

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